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L’humain oublie le pull avant de travailler ; l’IA relit la règle à chaque session, en tête d’AGENTS.md (fiche 6). Mais une consigne écrite reste un conseil ; un hook s’exécute quoi que décide le modèle [17]. D’où trois étages : la règle pour tous, le hook quand l’outil le permet, les interdits bloqués dans ses réglages.

Au premier message, l’IA montre ce qui n’est pas commité (vos notes écrites dans Obsidian) et le fait commiter avec votre accord ; alors seulement, elle fait le pull, vous dit ce qui a changé, lit le sommaire et pose ses questions. Avant chaque modification, nouveau pull : un coéquipier a pu pousser. Après, commit des seuls fichiers touchés, avec un message qui dit le fait (« Ajoute la décision sur le fournisseur », pas « maj »), puis push ; si votre équipe a adopté le questionnaire, il passe avant le commit (fiche 4). DORA associe des commits fréquents à de meilleurs gains avec l’IA [3].

Pourquoi commiter avant le pull, et pas l'inverse ?

Dans le cas normal, l’IA fait bien le pull d’abord : avant chaque modification, sur un dossier propre, rien ne peut entrer en conflit. Le commit passe avant le pull dans deux cas seulement : il reste des notes écrites à la main, ou le push a été refusé parce qu’un coéquipier a poussé entre-temps. Le travail existe déjà ; il faut le mettre à l’abri avant de récupérer celui des autres.

  • Un commit reste sur votre poste. Le conflit se règle chez vous, jamais sur GitHub (fiche 8).
  • Un commit est un point de retour. Si la fusion tourne mal, git merge --abort vous ramène exactement à ce commit.
  • Des modifications non commitées sont fragiles. Si le pull touche les mêmes fichiers, git refuse de le faire ; s’il le fait et que la fusion rate, il ne sait pas toujours les reconstruire [20].

Ce qui a changé

Le socle sait tout ce que l’équipe y a écrit ; vous, seulement ce que vous avez lu. D’où ce point, au premier message : ce qui a changé depuis votre dernière session, regroupé par auteur et par sujet. L’IA s’y retrouve grâce à une étiquette git, vu, qui ne quitte pas votre poste : elle marque ce que vous avez déjà vu, et l’IA la déplace après chaque point. À tout moment, demandez aussi un rapport de ce que le socle dit d’un sujet, ou de ce qui a bougé en dernier. Lisez-le comme si un coéquipier vous parlait, et posez vos questions ; le questionnaire peut s’y appliquer aussi (fiche 4). Tant que vous continuez de nourrir le socle vous-mêmes et de lire ce qu’y versent les autres, vous gardez la main dessus. Un serveur peut faire ce rapport chaque matin (fiche 8).

Pour revenir en arrière, décrivez le résultat voulu, pas la commande : « remets cette note comme avant ma dernière modification ». L’IA choisit la commande ; celles qui détruisent sont bloquées ou soumises à votre accord (réglages ci-dessous). Demandez-lui ce qu’elle va lancer, et pourquoi, avant de dire oui.

En cas de conflit, git s’arrête et inscrit les deux versions dans le fichier, entre des marqueurs <<<<<<< et >>>>>>> [20] ; l’IA suit le skill resoudre-conflit (fiche 6). Un conflit signalé par Obsidian ne se résout ni à la main ni sur téléphone : ouvrez votre IA. Ce montage simple, tout le monde sur main, a ses limites ; des pistes pour aller plus loin, que je n’ai pas testées : fiche 8.

Le blocage des interdits arrête l’erreur courante, pas un contournement : selon la documentation de Claude Code, sa liste n’est « pas une barrière de sécurité » [17].

Responsabilité. Le commit porte le nom du membre : son IA, sa responsabilité. Plusieurs outils (Claude Code, Cursor, Aider…) ajoutent une ligne Co-authored-by qui nomme l’IA [18] : gardez-la.

La veille

Le point « Ce qui a changé » suit ce que l’équipe a écrit ; la veille suit ce que le monde a changé dans les technologies de votre projet. Vos bibliothèques changent, vos outils d’IA plus vite encore : des réglages de ces fiches seront dépassés, et c’est pour ça que leurs faits sur les outils sont datés. Une veille technologique, c’est suivre ces changements, régulièrement et avec méthode, pour ne pas vous faire dépasser [22]. Mettez-la en place dès le début.

Un seul cercle : votre projet. Ses technologies, vos outils d’IA compris, et rien d’autre. Ce qui vous intéresse à titre personnel relève d’une veille à vous, de votre côté.

Vous choisissez les technologies à suivre et leurs sources, dans une note du socle. Quelques exemples, à vous de juger lesquels valent la peine : les notes de version de chaque bibliothèque (sur GitHub, le flux /releases.atom du dépôt), les alertes de sécurité de GitHub (Dependabot), les blogs des éditeurs de vos outils d’IA, des sites d’articles techniques comme HackerNoon.

Le rituel. Une note de veille par jour où il y a du neuf, veille/AAAA-MM-JJ.md : la première session du jour l’écrit, quel que soit le membre, après le pull ; si la note existe déjà, un coéquipier l’a faite. Demandez-la aussi quand vous voulez. Elle arrive chez les autres par le pull, et le point « Ce qui a changé » la présente. Pas de mail ni de message tant qu’il n’y a pas de serveur (fiche 8).

Chaque nouveauté reçoit un niveau : l’IA le propose, vous le confirmez.

NiveauLa nouveauté…Où elle arrive
−1. Régressionrend obsolète ou casse une fonction de votre projeten tête de la note, annoncée au premier message de chacun, avec une note de décision (fiche 4)
1. Intéressantene sert pas le projetune ligne en bas de la note
2. Utile, peut-êtrepourrait servir au projetdans la note
3. Impact significatifchange ce que le projet peut faire, ou commentdans la note, annoncée au premier message
4. Révolutionnairetransformerait le projet si vous l’adoptiezcomme −1
flowchart LR
  subgraph E[Vous choisissez]
    T[Les technologies du projet,<br>outils d'IA compris]
    S[Leurs sources]
  end
  E --> C[Première session du jour :<br>l'IA relève les nouveautés]
  C --> N{L'IA propose un niveau,<br>vous confirmez}
  N -->|−1 Régression| A[En tête de la note,<br>annoncée à chacun]
  N -->|4 Révolutionnaire| A
  N -->|3 Impact| B[Dans la note,<br>annoncée à chacun]
  N -->|2 Utile, peut-être| D[Dans la note]
  N -->|1 Intéressante| F[Une ligne en bas]
  A --> G[Étudier avant d'employer,<br>puis note de décision]
  B --> G

Étudiez avant d’employer. Apprendre un nouvel outil, c’est exactement la situation de l’étude de la fiche 3 : avec l’IA, on apprend moins, sauf si on s’en sert pour comprendre [8]. Un niveau −1, 3 ou 4 ouvre donc une étude, pas un chantier. C’est ce que je fais pour chaque nouvelle technologie de mon propre serveur, par exemple Tailscale (un réseau privé entre mes appareils), avant de m’en servir. Ce qu’un membre apprend entre dans le socle (fiche 4). Gardez toujours un coup d’avance, surtout sur la machine.

Réglages par outil

Sources de cette fiche

Toutes les sources, par famille : L’essentiel.

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Olivier & Mentordinator